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« En
1975, on a diagnostiqué ma myocardiopathie obstructive.
Le 1er mai 2000, je partais cueillir du muguet.
J’ai eu un accident de voiture. Je ne me souviens plus
de rien. En sortant de l’hôpital, les médicaments «
pour mon cœur » que je prenais depuis 25 ans ne me faisaient
plus aucun effet. A la consultation, mon médecin m’a
parlé du défibrillateur et m’a bien expliqué les raisons
de sa pose. J’avais toute confiance en lui. Deux jours
après, j’étais opérée. L’opération n’a pas été longue,
on m’a incisée au-dessus du sein gauche et posé l’appareil.
Au début,
c’est la cicatrice, qui me faisait penser à l’opération,
mais au fur et à mesure, je l’ai presque oubliée, aujourd’hui,
je n’y pense plus. Je me dis : ça y est, je m’en suis
sortie.
En 1975,
mon mari avait interrogé secrètement mon médecin qui
lui avait répondu : votre femme peut vivre encore 15
ans... Cela remonte maintenant à 25 ans et ce
n’est pas fini ! »
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