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« Jusqu’à l’âge de 25 ans, je menais une vie tout à fait normale.
Passionné et pratiquant le football depuis toujours. Aucun souci de santé. Je
savais juste que mon oncle avait un problème sérieux au cœur. Le 1er avril 1996 (beau poisson…), j’ai fait une tachycardie
ventriculaire (220 cycles/mn) suite à un effort physique. Même diagnostic que
mon oncle. Un médicament à prendre scrupuleusement matin et soir et j’étais à
l’abri pour un certain temps. 4 ans et demi plus tard, en octobre 2000, dans un
restaurant, j’ai développé de nouveau une tachycardie ventriculaire mal
tolérée. Il a alors été décidé de m’implanter aussitôt un défibrillateur (DEF).
Quelques suites post-opératoires (un pneumothorax et un problème de fréquence
de détection du DEF) et j’ai repris depuis une vie privée et professionnelle
tout à fait normale.
J’ai plein de projets dans la tête. Il m’a fallu
du temps, après la découverte de ma maladie, pour accepter de vivre avec mes
peurs : peur d’un nouveau malaise, peur de n’avoir aucune certitude sur mon
état de santé, peur de la mort. Avec le soutien de ma famille, de mes amis et
de l’ensemble des équipes médicales, j’ai appris à “vivre avec”, tout
simplement.
L’implantation du défibrillateur m’a considérablement conforté
dans cette démarche. Quelle chance d’avoir ce boîtier dans le torse lorsque, il
y a quelques mois, je faisais 6 épisodes de tachycardie ventriculaire en une
soirée et que le DEF les stoppait par stimulation les uns après les autres.
Plus besoin de SAMU, de séjour à l’hôpital (Quel retour sur investissement pour
la Sécu !) et une vie de tous les jours considérablement améliorée. Mon
témoignage se veut avant tout être un message d’espoir devant le progrès
médical, l’espoir que demain un maximum de personnes puisse en
bénéficier ».
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