« 
L’espoir que demain un maximum de personnes
                          puisse bénéficier du défibrillateur cardiaque
 »

                              Philippe Sac, 34 ans, responsable d'une mutuelle

« Jusqu’à l’âge de 25 ans, je menais une vie tout à fait normale. Passionné et pratiquant le football depuis toujours. Aucun souci de santé. Je savais juste que mon oncle avait un problème sérieux au cœur.
Le 1er avril 1996 (beau poisson…), j’ai fait une tachycardie ventriculaire (220 cycles/mn) suite à un effort physique. Même diagnostic que mon oncle. Un médicament à prendre scrupuleusement matin et soir et j’étais à l’abri pour un certain temps. 4 ans et demi plus tard, en octobre 2000, dans un restaurant, j’ai développé de nouveau une tachycardie ventriculaire mal tolérée. Il a alors été décidé de m’implanter aussitôt un défibrillateur (DEF). Quelques suites post-opératoires (un pneumothorax et un problème de fréquence de détection du DEF) et j’ai repris depuis une vie privée et professionnelle tout à fait normale.

J’ai plein de projets dans la tête. Il m’a fallu du temps, après la découverte de ma maladie, pour accepter de vivre avec mes peurs : peur d’un nouveau malaise, peur de n’avoir aucune certitude sur mon état de santé, peur de la mort. Avec le soutien de ma famille, de mes amis et de l’ensemble des équipes médicales, j’ai appris à “vivre avec”, tout simplement.

L’implantation du défibrillateur m’a considérablement conforté dans cette démarche. Quelle chance d’avoir ce boîtier dans le torse lorsque, il y a quelques mois, je faisais 6 épisodes de tachycardie ventriculaire en une soirée et que le DEF les stoppait par stimulation les uns après les autres. Plus besoin de SAMU, de séjour à l’hôpital (Quel retour sur investissement pour la Sécu !) et une vie de tous les jours considérablement améliorée. Mon témoignage se veut avant tout être un message d’espoir devant le progrès médical, l’espoir que demain un maximum de personnes puisse en bénéficier ».

 

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